Waingunga

Site du Louvetisme : les 8-12 ans

Blog d’un Akela : 2ème semestre

Dimanche 17 décembre : Fête de district au centre diocésain

Grand moment. Dernière répétition de chant, dernière recommandation. D’autant plus que le groupe sera au grand complet : je ne veux pas de rivalité. Puis on se défoule avant de monter sur scène. Forcément, Akela tombe par terre après une belle glissade ! Les louveteaux me sautent dessus ! Bref, l’ambiance famille heureuse est présente.

Tout le monde commence à arriver pour la fête de district, les parents, les scouts et les guides. Comme pour toutes les fêtes, il faut de l’ambiance. La branche louvetisme s’occupe d’animer la matinée. Danses de jungle, chants, de la meute, de la clairière.. Bref, une belle chorale ! J’ai cru comprendre que les parents étaient ravis de voir leurs enfants chanter et danser.

Le Père arrive et nous célèbre la messe. C’est une chance d’avoir un prêtre disponible, qui se rend au service de nos jeunes, mais aussi pour nous. Le loup est là aussi pour s’ouvrir à la foi, et le prêtre est là pour l’accompagner, mais aussi pour aider les chefs à faire découvrir aux loups le sens de Dieu. C’est important pour moi d’avoir un prêtre pour m’aider dans mon rôle.

Ensuite, les louveteaux bravent les scouts à une prise de foulard, les chefs sont de la partie !

Dans chaque branche, des chefs s’engagent pour leur unité et le mouvement donne une grande importance à reconnaître l’engagement de ses chefs.

Cette reconnaissance, c’est l’investiture dont je parlais la dernière fois. Nous prenons l’engagement de servir, nous avons la « charge d’âme » de nos jeunes. C’est-à-dire, que nous acceptons pleinement la mission d’éduquer les jeunes. Et c’est aujourd’hui que les chefs de notre district prennent leur engagement.

Enfin vient le repas. Grand buffet où les parents déjeunent ensemble et les scouts de toutes branches de leur côté. Pendant que les parents finissent de déjeuner, les scouts se lancent dans un grand épervier !

Petit bilan personnel : Une journée bien remplie, en émotion, en fatigue. La mission qui nous est confiée, qui m’est confiée est énorme. J’en prends conscience aujourd’hui. Pour en saisir le sens, je pense que la prière des chefs en est la plus fidèle description. Je l’ai découverte aux scouts, mais pour moi elle prend une nouvelle dimension aujourd’hui où je suis chef investi.

Il ne faut pas croire qu’être chef est une tâche facile, mais c’est la plus belle école de la vie. Chacun des efforts de mes loups, chacune de leur progression est une véritable joie pour moi. Je terminerai l’épisode d’aujourd’hui par cette comparaison : être chef c’est comme gravir une montagne : on marche, on grimpe, on se fatigue, on tombe. L’escalade vers le sommet est dure. Mais je ne donnerai à personne ma place sur les cimes !

Loïc P.

Une aventure à suivre…

 

 

Sortie du 13 janvier : Sortie à la citadelle

« La force du loup, c’est le clan, la force du clan, c’est le loup. » Voici une sortie qui débute sous le signe de l’entraide, du travail d’équipe. Les vacances de Noël ont été longues en attendant la prochaine sortie, cela me fait plaisir de revoir les louveteaux.

Nous voilà plongés dans un jeu technique. Nouds, combat de foulard, transmission sémaphore, petit parcours Hébert sont de mises. À chacune des épreuves passées, les loups récupèrent un bout de feuille. Le but, découvrir le message caché : Comme la liane autour du tronc, la loi passe par derrière et devant ; car la force du clan, c’est le loup et la force du loup, c’est le clan.

Je m’occupe du stand des nouds. Noud plat, de tisserand, de pécheur, de batelier, voir même brelage pour les plus grands, sont un vrai casse-tête pour les loups. Quelle idée d’emmêler les lianes ! Sommes-nous des Bandar log qui vivons dans les arbres ? Mais non, le but est d’apprendre à faire différents nouds, pour construire des installations en bois pour la vie au camp : une table, des bancs, une croix pour l’oratoire, un meuble pour faire sécher la vaisselle.

Après le goûter, je laisse les loups finir les

saynètes que je leur avais demandé de préparer. Et voici qu’ils nous présentent Baden Powell, Saint François, le Père Sevin et Charles de Foucauld. On sent qu’ils y mettent du cour, qu’ils vivent leurs histoires. Moi qui au départ avais prévu de travailler les

saynètes avec eux, me voila dans de beaux draps : ils ont déjà tout fait !

 

Petit bilan personnel : Je mesure combien ma tâche est grande à la meute. Aujourd’hui c’était le premier jour avec mes barettes jaunes. Ces bandelettes que je porte sur mon pull et ma chemise sont pour moi un signe de fierté, mais me rappellent le poids des responsabilités. Poids, dans le sens qu’elles représentent 24 loups à faire grandir. J’ai beaucoup remercié pour mes loups et ce qu’ils m’apportent, mais je pense que je dois beaucoup à mes assistants. C’est bien beau d’être le « chef », mais que serait-il sans son armée de l’ombre. Alors je tiens à les remercier.

Je finirais par une citation de BP : « Nous leur apprenons en jouant à faire de petites choses, pour que le moment venu, ils soient capables d’en accomplir de grandes ».

Loïc P.

Une aventure à suivre …

Samedi 3 février : Sortie au fort de Chaudamne

« Souvent, mot courtois peut prévaloir ». Préférer la diplomatie, apprendre que tout ne se résout pas que par la force. Voici des thèmes à méditer pour des louveteaux qui vivent dans le monde.

Nous commençons la sortie par une prise de foulard, façon jeu du béret avec appel en sémaphore : chaque louveteau a en secret une lettre de l’alphabet. Grand éclat de rire puisque tous ne connaissent pas leur sémaphore.

Nous continuons par des chants et danses de jungle. Entre autre, le chant de la promesse puisque plusieurs louveteaux la préparent activement. suivi de multiples animateurs de chant. Tous, ou presque, veulent diriger le chant. Ce ne sont pas les chefs — qui d’ordinaire jouent le rôle de chef de chour — qui vont les dissuader de s’y mettre à leur tour. La joie du loup se voit, non pas dans la beauté du chant, mais dans les rires que, de temps à autre, il provoque !

Puis nous partons à la chasse, celle de Shere Khan, le tigre boiteux de la jungle de Mowgli. Pour s’abriter des griffes du tigre pendant le jeu, les louveteaux devront se percher sur des branches, comme Bagheera la panthère. Ils semblent tous très apeurés par Shere Khan car, je les vois souvent juchés sur des branches !

La sortie s’achève sur un goûter. Un goûter avec en prime le témoignage de certains loups qui ont déjà prononcé leur promesse ! Le tout suivi d’un petit discours pour rappeler l’importance de la promesse, mais aussi celle des étoiles. On dit que quand un loup reçoit une étoile, il ouvre un oil, mon but est de les voir tous se réveiller entièrement.

 

Petit bilan personnel : Définitivement le bémol technique de la journée fut le sémaphore. Finalement avec le jeu, tout s’apprend beaucoup mieux. Et je suis sûr qu’avec un peu d’entraînement à cet alphabet un peu physique, ils seront tous heureux de savoir répondre au quart de tour devant les agitations, tel un pantin désarticulé, d’un pauvre chef tentant d’émettre du sémaphore.
J’attends avec impatience ces promesses qui seront les premières que je recevrais. Cela sera un moment fort pour moi, de voir ces petits hommes devenir des loups. Je suis fier d’être le témoin privilégié de leur progression. C’est surtout pour cela que je me suis engagé : les voir grandir et les faire progresser. C’est la beauté du louvetisme.

Une aventure à suivre …

Dimanche 18 mars : Sortie au château de Montfaucon

Une réunion importante s’ouvre à nous : des promesses auront lieu en fin de journée.

Nous arrivons aux ruines du château de Montfaucon et les chefs installent un parcours Hébert. C’est un parcours d’épreuves sportives pour les loups. Comme les assistants ne veulent pas que les loups découvrent le parcours qu’ils leur préparent, ils leur conseillent de venir sauter sur Akela dans un grand saute-mouton ! Les jeunes s’en donnent à cour joie ! Pauvre de moi ! C’est toujours aussi sympathique de voir avec quel enthousiasme les loups viennent ou veulent me faire tomber !

Enfin, tout le monde est là. Le rocher du conseil parle de l’engagement et de l’importance de la réconciliation. Valeur qu’il sera nécessaire de retenir dans la suite de la journée.

Mais avant de continuer la journée, il faut prendre des forces. Nous leur faisons cuisiner des saucisses avec de la semoule et de la ratatouille. Un petit régal qui a plu aux louveteaux.

Une catastrophe survient ! La tanière de Raksha a été attaquée. Heureusement, Bagheera est intervenue à temps. Mais qui est le coupable ? Qui a dévoilé le repère ? Les loups doivent mener l’enquête. Akela, Bagheera, Hathi, Kaa et Chil sont les suspects.

Avant d’interroger les chefs, il faut s’en montrer digne ! Pour chaque entretien, les épreuves varient entre les combats avec les chefs, un jeu de Kim (un jeu d’observation et de mémoire). Les loups progressent bien, mais comme chaque suspect cherche à s’innocenter, les pistes se brouillent. Après une malheureuse erreur judiciaire, le coupable est enfin démasqué : c’est Bagheera. Mais comme le rocher du conseil l’a rappelé ce matin, il faut savoir pardonner.

Puis nous lançons les loups sur le parcours Hébert. Tous s’en donnent à cour joie, enfin presque tous. Même les chefs, après une certaine insistance des loups, font le parcours.

Puis la pluie survient et nous redescendons au village pour avoir la messe célébrée par notre conseiller religieux.

Enfin les promesses. Les loups passent devant moi, et prononcent leur promesse. C’est un grand moment privilégié où le loup est mis à l’honneur. Il s’engage à faire de son mieux, et avec l’accord de ses parents, puis la bénédiction du père, le loup me serre la main gauche et fait le salut louveteau pour la première fois en disant :

Je promets de faire de mon mieux pour être fidèle à Dieu, à mes parents, à ma patrie, à la loi de la meute, et pour rendre chaque jour un service à quelqu’un.

Voici de nouveaux petits frères, en leur honneur, nous pouvons pousser notre grand cri de joie : Akela, nous ferons de notre mieux, oui de notre mieux.

 

Petit bilan personnel : Je vous assure qu’un louveteau qui s’engage devant vous, c’est impressionnant. Je vois ce garçon qui choisit de grandir et j’ai envie qu’il garde en mémoire toute sa vie ce qu’il est en train de me dire. Qu’il se souvienne de ce texte lorsqu’il aura des choix à faire dans sa vie. Je suis témoin de sa promesse. Ils sont si petits quand ils me tendent la main, que je ne peux m’empêcher de penser à l’épisode biblique de David contre le géant Goliath . J’aimerai qu’à chaque instant de leur vie, ils soient des David.

Une aventure à suivre …