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Thème : Un petit loup pense d’abord aux autres

 

Reporter

 Du Mowgli Chasse n°132

Reportage sur un métier

Voici un questionnaire que tu pourras utiliser lorsque tu rencontres quelqu’un et qu’il doit te présenter son métier. N’oublie pas que la qualité du reporter est l’écoute.

  1. Quel est votre métier ? En quoi consiste-t-il ?
  2. Pourquoi avez-vous choisi ce métier (le hasard, obligation de trouver un travail, choix volontaire, opportunité…) ?
  3. Aimez-vous votre métier ? Pourquoi ?
  4. Quels sont les côtés positifs et négatifs du métier (les avantages, les inconvénients…) ?
  5. Quelles qualités faut-il pour exercer votre métier (physiques, psychologiques, intellectuelles) ?
  6. Combien d’heures travaillez-vous par semaine ? Quels sont vos horaires ? Faites-vous des heures supplémentaires ?
  7. Est-ce qu’on gagne bien sa vie ?
  8. Avez-vous exercé d’autres métiers avant ?
  9. Quel diplôme est nécessaire pour exercer votre métier ? Peut-il se préparer en apprentissage ?
  10. Quels sont vos diplômes ?
  11. Trouve-t-on facilement du travail ?
  12. Est-ce seulement un métier de femme ? Comment s’appelle les hommes qui le pratiquent ?
  13. Êtes-vous croyante ? En quoi cela influe-t-il sur votre métier ?

Voici un exemple de reportage

J’ai rencontré Anne-Marie (photo jointe, prise après une nuit de garde) qui nous présente son métier.

Je suis sage-femme. Cela consiste à accompagner les femmes tout au long de leur vie de femme : lorsqu’elles attendent un bébé, mais pas seulement : c’est aussi s’occuper des couples qui deviennent parents.
A l’issu du concours de la première année de médecine, j’ai choisi cette profession car je souhaitais allier beaucoup de contact humain et des soins techniques.
J’aime énormément mon métier : on est témoin de la vie, on a un rôle important dans la prévention et le dépistage. Et surtout, on a chaque jour des échanges formidables avec nos patients et nos collègues !
Les points positifs : chaque personne étant différente, il n’ y a pas de place à la monotonie. On s’émerveille devant l’arrivée d’un enfant, on partage la joie d’une famille. Le travail en équipe est très enrichissant, les modes d’exercice de ce métier sont variés (hôpital, cabinet libéral, Protection Maternelle et Infantile, Centre de planification familiale). En suivant des formations complémentaires, nous pouvons également faire de l’échographie, de l’acupuncture, travailler dans des équipes de recherche…
Les points négatifs : le rythme de vie n’est pas simple et assez fatiguant : avec le travail de nuit et un week-end sur 2 environ, certaines situations sont difficiles psychologiquement, il y a peu de reconnaissance sur le plan salarial
Il faut une certaine résistance physique et psychologique, une bonne mémoire et savoir se remettre en question pour chercher à améliorer son travail
Je travaille actuellement dans un hôpital, en moyenne 35 heures par semaine (cela varie beaucoup, parfois nous effectuons jusqu’à 60 heures hebdomadaires). J’alterne le travail de jour, pendant 12h30 consécutives, et le travail de nuit, durant alors 12h.
Les heures supplémentaires ne sont pas souhaitées mais parfois, il faut remplacer un(e) collègue absent(e).
Le salaire moyen d’une sage-femme en début de carrière à l’hôpital est de 1750 euros, incluant les primes de nuit et de week-end. Environ 2800 euros en fin de carrière.
Je n’ai pas exercé d’autre métier avant.
Il faut passer le concours de la Première Année Commune des Etudes de Santé, puis suivre durant quatre années les cours dans une école de sage-femme. A l’issu de la formation, on obtient le Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Maïeutiques et le diplôme d’état de sage-femme. Il n’y a pas de préparation en apprentissage. Cependant, cette formation, notamment à partir de la troisième année en école de sage-femme laisse une très grande place aux enseignements pratiques.
J’ai donc le Diplôme d’Etat de sage-femme et une licence en santé publique.
Depuis quelques années, il est devenu difficile de trouver des postes, notamment en province. Les places de titulaires dans la Fonction Publique Hospitalière se raréfient.
Non, pas du tout ! Des hommes sages-femmes exercent aussi ce métier. Ils peuvent alors être appelés « maïeuticiens ».
Je suis croyante et cela influe sur ma pratique, enfin je l’espère. J’essaie de mettre beaucoup d’amour dans ce que je fais, même les petites choses, et de prier pour mes petits et grands patients.

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