Waingunga

Site du Louvetisme : les 8-12 ans

Messe (suite)

Cher Loup, ouvre les yeux et les oreilles ! À la Messe, tu vois et entends Jésus… Tout te parle de Lui ! C’est Lui qui te parle !…

La messe

La Messe est le plus grand sacrement : Jésus, le Fils de Dieu donne sa vie pour nous et Il nous donne sa vie divine. Nous le voyons sous les aspects du Pain et du vin, mais c’est véritablement Lui qui EST LA !!!

Saint François aimait tellement l’Eucharistie, que saint Bonaventure, qui a connu saint François et qui était de ses disciples a écrit ceci :

 

Saint François « vouait au Christ un amour si fervent, et son Bien-Aimé lui portait en échange une tendresse si familière, que le serviteur de Dieu pensait avoir devant les yeux la présence quasi continuelle du Sauveur ; lui-même en fit plusieurs fois confidence à ses compagnons. Le sacrement du Corps du Seigneur l’enflammait d’amour jusqu’au fond du cœur : il admirait, étonné, une miséricorde si aimante et un amour si miséricordieux. Il communiait souvent et avec tant de dévotion qu’il communiquait aux autres sa dévotion lorsque, tout enivré par l’Esprit et tout occupé à savourer l’Agneau immaculé, il était ravi en fréquentes extases. (cf. Legenda Major 9, 2)

 

Cela dépasse tout ce que l’on peut vivre, tout ce que l’on peut imaginer ! Alors, pour nous faire entrer dans ce grand Mystère de la Messe, Jésus a confié à son Eglise des manières de faire, des actes et des paroles très précises. Ici, les couleurs nous parlent de Dieu (pense aux couleurs vertes, blanches, rouges, violettes des chasubles, au blanc des nappes et des aubes, les cierges avec leurs flammes), l’odeur de l’encens, le son des clochettes et des chants : tout y est pour la gloire de Dieu et pour unir ton cœur, ton âme et ton corps à l’action de Dieu parmi nous, pour t’unir à Dieu qui vient jusqu’à toi !… L’Eglise,  qui est notre Mère, nous transmet dans la liturgie le langage de Dieu avec beaucoup de délicatesse et d’attention, avec amour et vérité. Ce langage, ce sont les « rites de l’Eglise ». Saint François nous invite à les respecter et à les aimer à cause de l’Amour de Dieu. Voilà ce qu’Il disait :

 

« Le bienheureux François avait, en effet, beaucoup de respect et de dévotion pour le Corps du Christ. … Par respect pour les très saints Corps et Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ il aurait voulu insérer dans la Règle que, si les frères trouvaient des écrits contenant le Nom du Seigneur ou les Paroles rituelles du très saint Sacrement, négligemment abandonnés dans un endroit peu convenable, ils devaient les recueillir et les ranger, honorant ainsi le Seigneur dans les paroles qu’Il a prononcées. Beaucoup d’objets, en effet, deviennent sacrés par les Paroles de Dieu, et le Sacrement de l’autel s’opère par la vertu des Paroles du Christ. … (Pérouse n°80)

 

Voilà qui nous encourage à aimer la Messe !

La Liturgie d’ouverture

Tout commence par le début ! C’est-à-dire que nous commençons par chanter afin d’ouvrir nos âmes et de les préparer à la rencontre avec Notre Seigneur. Les paroles du chant et la mélodie nous tournent vers Dieu pour le louer dans un de ses Mystères (Noël, Pâques, la Pentecôte, la Toussaint, une fête de la Vierge Marie, un saint, etc.). Mais si tu as ouvert les yeux, la couleur de la chasuble du prêtre et du voile de calice, la manière dont l’Eglise est fleurie, t’ont déjà donné des indices sur la fête du jour…

Le prêtre salut l’autel qui représente le Christ, et Il l’embrasse, car le prêtre ne fait qu’un avec Jésus, quand il célèbre la Messe : c’est Jésus qui agit à travers le prêtre.

Puis avec Lui, nous faisons le signe de croix. Cela marque notre appartenance au Père, au Fils et au Saint Esprit. Le signe de croix est même plus que cela, car il représente le mystère de notre foi :

  • la Trinité : Dieu unique en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
  • l’Incarnation : le Fils de Dieu fait homme en Jésus Christ.
  • la Rédemption : Jésus est mort sur la croix pour nous sauver et Il est ressuscité.

Puis le prêtre se tourne vers nous et nous dit : – « le Seigneur soit avec vous », et nous répondons : – « et avec votre esprit ! » Car nous aussi, nous sommes unis au prêtre qui parle agit au nom de toute l’Eglise, en notre nom !

Nous reconnaissons alors que nous sommes pécheurs : Il n’y a aucune crainte à se reconnaître pécheurs devant Dieu ! S’Il nous a envoyé son Fils, c’est bien pour nous délivrer de nos péchés et nous unir à Lui ! Comment être uni à Lui si l’on ne commence pas par confesser simplement que nous avons péché ? Le prêtre lui-même se reconnait pécheur et il demande à Dieu qu’Il nous donne sa Miséricorde. Nous nous inclinons ou nous nous mettons à genoux…

Enfin, nous chantons le Gloria (gloire à Dieu) avec les anges du Ciel, puisque la Messe réunit la terre et le Ciel dans une même louange à Dieu !

Puis vient le temps de l’écoute de Dieu qui nous parle. Nous appelons cela « la liturgie de la Parole »

La liturgie de la Parole

ambonC’est le dialogue entre Dieu et nous. Comme avec un ami, il faut se parler pour se connaître. Dieu nous révèle le secret de son Cœur… Il nous dit comment Il nous aime, et nous enseigne toutes les vérités à croire.

Nous écoutons des lectures de l’Ancien et du Nouveau-Testament, nous chantons un Psaume, Puis nous nous levons pour l’Evangile :

Nous chantons l’Alléluia, qui veut dire « louange à Dieu ». Le prêtre proclame l’Evangile, entouré par deux cierges, pour rappeler que c’est la Parole de Dieu qui est la Lumière du monde, que nous entendons, et non pas une simple parole humaine. Il est possible d’encenser la Parole de Dieu pour dire encore mieux combien elle monte vers le Ciel et nous avec ! Pour dire qu’elle nous attire vers Dieu comme une bonne odeur !

Avant d’entendre l’Évangile, nous nous signons 3 fois. Ces trois signes de croix ont une signification bien particulière:

  • sur le front : pour ouvrir son intelligence afin de recevoir la Parole
  • sur la bouche : pour ouvrir ses lèvres afin de proclamer la Parole
  • sur le cœur : pour ouvrir son cœur afin d’enraciner la Parole.

Pour finir, le prêtre nous dit une homélie, afin de nous aider à comprendre la Parole de Dieu que nous venons d’entendre. C’est une Parole Vivante, à la fois éternelle et qui s’adresse à nous aujourd’hui. La comprends-tu? Le prêtre nous l’explique et nous enseigne sur les vérités de notre foi, il embrase notre espérance et notre Amour pour Dieu.

Nous récitons ensuite le « Credo » (« je crois » en latin) qui est la foi de l’Eglise, celle de notre baptême !

Enfin, nous adressons notre prière à Dieu en Lui demandant de donner sa grâce pour l’Eglise, pour le monde, pour tous ceux qui sont dans l’épreuve, car Dieu fait de nous ses enfants afin de prier les uns pour les autres. Nous appelons cela la « prière universelle ».

Le sacrifice Eucharistique

Dieu nous a donné son Fils Jésus en sacrifice, pour notre salut, et l’Eucharistie est le cœur de ce don.

a.    L’offertoire

Le prêtre prépare le pain et le vin et les offre à Dieu, pour qu’ils deviennent le Corps et le Sang du Christ.

Pour rappeler le sacrifice, on utilise du Pain et du Vin, qu’on apporte à l’autel: ce sont les offrandes. C’est l’offertoire.

Lorsque le vin est mis dans le calice, on rajoute une goutte d’eau : cette goutte d’eau, c’est chacun de nous ! Le Fils de Dieu a pris notre humanité pour nous donner sa divinité ! C’est nous qui nous nous offrons avec Jésus !

 

« Puisque vous allez à la sainte messe pour y faire un sacrifice de vous-même, que ne vous offrez-vous avec l’hostie en cette partie de la Messe que l’on appelle offertoire. Pensez-vous à le faire? Et faites-vous cette offrande en vérité et du fond du cœur, comme Jésus-Christ se sacrifie Lui-même et avec les mêmes dispositions ? » (Saint Jean-Baptiste de la Salle)

Nous pouvons encenser les offrandes, l’autel, le prêtre et tous les fidèles, pour entrer tous ensemble, chacun à sa place, dans la prière eucharistique.

Unissons-nous à la prière du prêtre :
« Prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise »
Nous répondons : « Pour la gloire de Dieu et le salut du monde. »

 b.    La Prière Eucharistique

Tout commence par un dialogue entre nous et le prêtre :
Le Seigneur soit avec vous :
Et avec votre esprit !
Elevons notre cœur : Nous le tournons vers le Seigneur !
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu : Cela est juste et bon!

Puis vient la  Préface, hymne de louange, qui se termine par le Sanctus (chant de louange qui annonce la venue du Christ)

Le prêtre commence la prière en se tournant vers Dieu le Père. Le prêtre est uni au Christ d’une manière toute spéciale et toute la prière Eucharistique est adressée à Dieu le Père.


Il prie pour l’Eglise, en communion avec notre Pape Benoît XVI et notre évêque…

Il prie pour tous ceux qui participent à la Messe : pour toi !… Il prie en communion avec tous les saints, et spécialement en communion avec la sainte Vierge Marie, les Apôtres, etc.

Il demande que cette Eucharistie nous donne la paix et la vie éternelle.

Puis il impose les mains sur le calice et sur les hosties (Epiclèse), pour qu’elles deviennent pour nous le Corps et le Sang de Jésus Christ notre Seigneur, le Fils bien-aimé du Père :

on se met à genoux.

c.    La consécration

C’est à ce moment que se passe un des plus grands mystères de la foi Chrétienne. Il y a transsubstantiation, c’est-à-dire que le pain devient le Corps du Christ et le vin devient son sang… Pour cela, le prêtre prononce les Paroles sacrées du Seigneur sur le pain et sur le vin, qui deviennent alors le Corps et le Sang de Jésus (« ceci est mon Corps, ceci est la coupe de mon Sang… »).

Quand le prêtre élève le Corps du Christ, puis le Sang du Christ, ON ADORE Jésus vraiment présent sous les apparences du pain et du vin…

Le prêtre dit : Il est grand, le mystère de la foi !
Et nous répondons: Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.

 

elevationAvec toute l’Eglise, saint François d’Assise accordait une très grande importance à ce Mystère : « Tous ceux qui voient le sacrement qui est sanctifié par les Paroles du Seigneur sur l’autel par la main du prêtre, sous la forme du pain et du vin, qu’ils voient et croient selon l’esprit et la divinité que ce sont vraiment les très saints Corps et Sang de notre Seigneur Jésus-Christ. » (12) (cf. Admonitions I, 9…12)

 

Le prêtre fait alors mémoire de la Passion de Jésus, de sa Résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse Ascension dans le Ciel… Il fait mémoire de ceux qui sont morts et tous, nous prions pour eux, pour qu’ils entrent dans la joie, la paix et la lumière de la résurrection avec Jésus…

La communion

Dans la sainte communion, je trouve un Dieu qui me traite comme son ami,

qui ne cherche que le bien de mon âme. (Saint Jean-Baptiste de la Salle)

Nous redisons ensuite ensemble le Notre Père, qui est la prière laissée par Jésus à ses apôtres.

A la fin du Notre Père, nous échangeons la paix du Christ. C’est un geste important. On doit y mettre tout son cœur en le faisant avec simplicité, en se souvenant que c’est la Paix du Christ que l’on se donne les uns aux autres.

Vient le moment de nous préparer encore plus à recevoir le Corps du Christ. Nous chantons d’abord l’Agnus Dei (Agneau de Dieu), un chant d’intercession pour inviter Dieu à nous pardonner et nous donner la paix.

Ensuite, le prêtre nous présente le Corps du Christ avec ces mots : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Nous répondons alors, en nous frappant la poitrine, en signe d’humilité : « Seigneur, je ne suis pas digne de Vous recevoir, mais dites seulement une parole et je serai guéri. »

Après que le prêtre a communié, il nous donne la Communion. On communie en recevant Jésus. Communier, c’est recevoir Jésus qui se donne à nous pour nous unir à Lui. On ne vient donc pas communier comme on ferait un geste banal ! C’est le moment fort de notre vie de chrétien.

Pour communier il faut être baptisé et avec le cœur prêt pour communier au Corps du Christ. On communie avec respect, sur la langue (ou sur la main en faisant bien attention de faire un geste respectueux et à ne pas laisser de miette dans notre main). Quand le prêtre dit : « le Corps du Christ », on répond « amen ». Ceux qui n’ont pas encore fait leur première communion viennent en croisant leurs mains sur eux et le prêtre les bénit.

Nous retournons ensuite en silence à notre place afin de nous laisser envahir par la présence de Dieu qui nous transforme en Lui :

« Jésus en instituant ce sacrement a fait paraître son amour pour nous d’une manière bien particulière; car Il nous y unit tout à Lui, mais d’une union la plus étroite, et la plus excellente qu’on se puisse imaginer, se donnant à nous par manière d’aliment qui fait l’union la plus intime qui soit dans la nature. Il ne se change pas en nous, mais Il nous change en Lui, autant qu’il le peut, par la réception de ce sacrement, en changeant non pas notre substance, mais nos affections, et nos mœurs pour les rendre conformes aux siennes. […] Le Corps de Notre-Seigneur demeurant entier dans notre estomac répand dans toute notre âme et dans tout notre corps un certain esprit de vie divine. » (Saint Jean-Baptiste de la Salle)

L’envoi

Nous sommes invités à vivre en chrétien en dehors de la messe. C’est pourquoi le prêtre nous bénit, pour nous donner le courage  de vivre en enfant de Dieu et de témoigner de Lui : « Allez, dans la Paix du Christ ».